Edition indépendante Angers 49 - Pays de Loire

NOS AUTEURS

Marc Leclerc
Marc Leclerc : auteur du petit pavé
Retrouvez-nous sur Facebook

LA REVUE DE PRESSE, la presse en parle06-07-2010

 L'Insolence du rouge  par Catherine Malard - Photo art-malard.jpg

« L'Insolence du rouge » par Catherine Malard

Un premier roman qui ne se montre pas avare de belle écriture, de sobriété et d'humour et qu'on peut partager avec enthousiasme. Au fil des pages, se dégage une tranche vie initiatique autour de Maud 12 ans, réfugiée dans un huis clos amical et qui regarde à la dérobée le monde des adultes des années60. Une gamine nantaise qui accomplit le rituel de l'état de lieux de ses pensées intimes, de bribes de souvenirs, heureux et moins qui se livre à l'inventaire des aspérités de la vie. Déjà, avec son père, conservateur catholique accompli dans son rôle castrateur.
Au fil des visites qu'elle fait chez une voisine âgée, Maud nous plonge dans la destinée de Marie Mignot, la voisine, veuve inconsolable, et du chat qui sert de contrepoint à ses commentaires in petto.
Avec ce livre, l'auteur ne tombe jamais dans la nostalgie facile ; elle sait à merveille donner vie à l'observation et au fantastique. Maud, sans doute un peu de moi-même mais surtout petite fille universelle qui fait l'apprentissage de la mort à la fois par le biais de Marie, veuve d'un mari militant communiste et par une mort plus lâche qui va l'affecter »,


Habile à la manœuvre (elle est un des piliers d'ALEPH en Anjou et autres animations au Centre poétique de Rochefort), Catherine Malard procède par touches picturale, par écarts oniriques, en glissant des citations d'Agatha Christie pour évoquer des moments épars de l'enfance. « Petite, j'ai bu à la radio les Dix Petits Nègres qui ont marqué mon imaginaire ».
Avec ce sens du portrait rapide, l'animatrice d'ateliers d'écriture sait merveilleusement donner vie aux souvenirs baignés dans un calme fantastique. Un livré ludique qui touche juste et qui obtient d'emblée la complicité du lecteur qui se surprend, parfois, à se retrouver entre les lignes.

Martine SABOURAULT


Toutes les revues de presse