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LA REVUE DE PRESSE, la presse en parle02-05-2007

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Les liaisons dangereuses télé/affaires/politique

Les liaisons dangereuses télé/affaires/politique

' Philippe Nédélec pointe les liens pernicieux, voire nauséabonds, entre télé, affaires et politique. C'est le sujet de «J'irai décrocher la Une».

Et voilà que Philippe Nédélec se lance dans le roman... à résonance politique! En plantant son décor dans les médias audio-visuels du début des années 80, il a ciblé un moment clé, celui où des intérêts puissants se préparent à mettre la main sur la première chaîne de télévision française... Alors Philippe Nédélec se délecte dans la description de ce tissu de liaisons tordues entre un monde politique affairiste et un univers journalistique... où la déontologie est inversement proportionnelle à la longueur des incisives des jeunes loups qui tentent de se hisser sur le siège un peu trop haut du présentateur du 20 h (ouf).
Évidemment, toute ressemblance avec des faits existant ou ayant existé serait purement fortuite. Car il ne s'agit aucunement d'un roman à clé. Qui pourrait se cacher derrière le président omnipotent du parti libéral que Philippe Nédélec a choisi d'appeler rien moins que Céleste Parfait ? Qui pourrait bien être ce politicien veule et véreux qui répond au joli patronyme de Gérald Flambard ? À qui pourrait correspondre le patron de la chaîne manipulateur dénommé Durocq ? Bien sûr, on voit le clin d'œil, puisque le groupe qu'il dirige et qui va faire main basse sur la première chaîne s'appelle... France-Béton. Mais au-delà ? Qui pourrait croire qu'une chaîne de télé est capable de «façonner» un homme politique à sa main... pour mieux le manipuler ensuite?

Toute ressemblance...

Mais comme Philippe Nédélec est un virtuose de la communication (il est chargé des relations presse au conseil général), on ne peut pas croire que c'est par hasard s'il présente son ouvrage aujourd'hui, 20 ans jour pour jour après la conquête de TF1 par le groupe Bouygues.
Car il n'a cessé de glisser des parallèles tout au long de son roman Ainsi, quand le patron d'un groupe du bâtiment, France-Béton, mesure tout l'intérêt qu'il aurait à diriger une télé: «Plus il fréquente ce milieu plus Durocq réalise que l'avenir de France-Béton n'était pas dE vendre des câbles et des gaine: mais bien de contrôler se; propres chaînes de télévision qui diffuseraient des programmes et des publicités si lucratives [...] » Comme en écho, on entend Patrick Lelay, actuel patron de TF1, expliquer la mission de sa chaîne de télévision aux chefs d'entreprises « Nos émissions ont pour vocation de rendre le cerveau du téléspectateur disponible, de le divertir, de le préparer entre deux message : [publicitaires]. Ce que nous vendons à Coca-Cola, c'est du temps de cerveau humain disponible » C'était il y a trois ans.

Alain MACHEFER.


Courrier de l'Ouest


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