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LA REVUE DE PRESSE, la presse en parle24-08-2007

Le Lapin angora : un sujet au poil pour Raphale Perego - Photo article-perego.jpg

Le Lapin angora : un sujet au poil pour Raphaèle Perego

Ici, dans cette allée du Terrier, située dans le quartier des Trois lapins à Gennes, Raphaéle Perego n'a pas poussé le chic jusqu'à posséder un petit rongeur. Les lapins, notamment les angoras, elle préfère allégrement les faire(re)vivre dans un livre plutôt que de les voir trotter autour de sa maison !

Fleuron
La Parisienne d'origine, installée en Saumurois depuis 1994(elle est la correspondante de notre journal à Gennes), vient de publier une véritable somme sur le lapin angora : scindé en deux parties, son ou- orage évoque d'abord les spécificités de cet animal aux poils soyeux. Il donne ensuite la parole à différents acteurs ange- vins (ou à leurs descendants) de cette production qui a eu une certaine importance dans la région au siècle dernier...
Ce que confirme l’auteur dans l’avant-propos de sa publiation : « L'élevage du lapin angora fut un des fleurons de l'Anjou au cours des soixante- quinze dernières années du XXe siècle, particulièrement à Louerre et dans ses environs. La plupart des fermes et maisons possédaient quelques clapiers et les habitants s'adonnaient à la cuniculiculture. C'est vers le milieu des années1920 que les lapins angoras ont fait leur apparition en Saumurois, d'abord du côté de Louerre. « Dans les premiers temps, c'était plutôt secret : les personnes ne voulaient pas parler de ce type d'élevage. Pourquoi l'angora a-t-il connu un tel essor dans la région ? Je pense que les zones troglodytiques proposaient des conditions favorables pour l'élevage des lapins et étaient propices à la pousse du poil. Et puis, dans la région, on retrouvait pas mal de familles nombreuses. Or, le lapin angora réclamait beaucoup de main-d’œuvre. Ce fut aussi un bon complément de revenus dans cette région de polyculture. La proximité de l'industrie textile de Cholet n'est pas à négliger non plus.

Témoignages
Raphaèle Perego reconnaît : « Au départ, je ne savais pas grand-chose sur cette production. J'ai décidé d'y consacrer du temps à partir de 2002. Tout ce qui concerne le patrimoine local m'intéresse. Le but de mon ouvrage est d'assurer une espèce de legs intellectuel », souligne-t-elle. Elle a dû adapter son emploi du temps à celui de ses différents interlocuteurs qui ont gentiment accepté de livrer leurs sentiments (par contre, certains n'ont pas souhaité s'exprimer) : les producteurs, les filateurs, les éleveurs-sélectionneurs, les épileuses (N.D.L.R.: une d'entre elles, rencontrée au foyer-logements d'Ambillou-Château a exercé cette profession pendant 63 ans, les marchands de poils ainsi qu'un ancien juge de lapins... Les témoignages, souvent attachants, sont autant de tranches de vie d'une « époque révolue » Toutefois, le sépia du siècle dernier s'efface momentanément à la lumière de ces souvenirs et de ces anecdotes.

Guillaume Rameau


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