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Contes d’animaux, du loup et du renard
Dans un univers où les hommes sont si proches des animaux, il n’est alors pas rare de voir les uns sous la forme des autres, à cause par exemple d’une fée ou d’un magicien jaloux.
Et bien sûr, le loup et le renard ne sont pas loin, car il ne saurait y avoir de contes d’animaux sans les y rencontrer et être témoins des multiples tours et facéties qui alimentent leur quotidien ; pour notre plus grand bonheur. -
Délaissement de la prose
De ces miroirs brisés sont tombés les pétales ;
Et les éclats ternis tels ongles de lunaires
Lacèrent, ô yeux clos, vos aveugles paupières.
La nuit, la nuit, leur verse une encre minérale.Le vaisseau de la flamme avoue la cire tendre
Un beau lac ondoyant qu’un pur reflet dévoile,
Et l’ultime miroir que lui tend son étoile
Quand souffle, qui l’efface, une haleine de cendre.Sous ton regard, sévère au trop commun partage
(Tel du noir de la nuit, et de l’or des phalènes),
S’enlacent dans la douce ignorance des chaînes
Le poids de la pensée, le liège du langage. -
Patrimoines
La première des trois histoires, Le fou rire des prolifiques, est une fantaisie aux couleurs d’une histoire ancienne. Inspiré d’une lettre de rémission signée du Roi de France Charles VIII, le tissu de l’histoire de Mathurin Chevallier, humble journalier, couturier du village de Torcé-le-Viel, est authentique. Mathurin fut le témoin bien malgré lui d’un crime ordinaire à la taverne du village. On le soupçonna. Eu égard à sa vie d’honnête sujet, le roi lui accorda une lettre de rémission, à la condition toutefois qu’il fît un pèlerinage à Notre-Dame de Cléry.
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Octobre trouble dans le vignoble
L’été indien laisse traîner en Bourgueil sa chaleur sur les vignes se colorant. Les vendanges ne vont pas tarder. En plein coeur des vignobles de Bourgueil, débute une fuite en avant, nous plongeant alors dans un univers rempli de sensations, une atmosphère d’enquête inattendue où l’attente se mêle au suspens. Le lecteur en sera le témoin : cette histoire trouble ne lui fera plus jamais regarder ses voisins avec le même sourire. Parfois, la fiction vient frôler la réalité.
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Maryvonne, Janine, Berthe et les autres
Ce sont des jeunes femmes, entre 16 et 25 ans. Issues de milieux populaires, elles travaillent chez des commerçants du centre ville de Saint-Nazaire. Toute la journée elles font les lits, la poussière, elles balaient, nettoient la salle de bains, les toilettes, elles aèrent, cirent les parquets, passent l’aspirateur, elles font les courses alimentaires, préparent le déjeuner, mettent la table, desservent, font la vaisselle, elles mettent le linge dans la machine à laver, puis l’étendent, le ramassent, le repassent, elles cousent, reprisent, elles répondent aux multiples demandes des enfants, les surveillent, les changent, les font manger quand ils sont en bas âge. Elles vivent avec.
Le livre raconte la vie avec ces jeunes femmes. Portraits de personnages mais aussi d’un milieu, d’une famille et du narrateur, le récit vibre, souvent enjoué.
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Une trompeuse absence
À travers l’histoire de personnes simples et bienveillantes, l’auteur peint la condition d’être relié qui constitue notre humanité et manifeste notre profonde interdépendance. Dans les nervures de l’intrigue, Fred Poché dessine, ainsi, les turbulences de notre monde contemporain et les visages actuels de la vulnérabilité.. Que devient la vie lorsque l’être que l’on aime disparaît, apparemment sans raison, ni explication ? Quel regard porte-t-on sur le temps passé, partagé avec lui ou elle ? L’auscultation de cette relation amoureuse évaporée révèle-t-elle l’histoire d’une illusion ou celle de certitudes inaltérables, propres à dépasser le doute qui soudain nous assaille ? Sur fond de temps bouleversés, l’auteur aborde, aussi, la question des ressources pour affronter le chagrin ou le mal de vivre.
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Du Coronavirulent au Coronaviré
Ils abordent aussi cette période de déclin, provoquée par le confinement, les barrières et cette » distanciation sociale » imposés par les pouvoirs publics, allusion critique est faite sur la gestion parfois étrange, chaotique, de cette épidémie.
Un ouvrage insolite né d’une coopération entre l’écrit (poèmes, fables) de Muriel Fiez et le graphisme (dessins et caricatures) de Paul Baringou, association harmonieuse, souvent humoristique, pour un sujet aussi dramatique.
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Délits d’encre n°28
» Grognard »
Un beau parcours de vie du Petit Pavé, par Monique Serres» Gribouille »
un florilège de textes d’auteur-es mêlant Petit Pavé et coronavirus, avec des dessins de Paul Baringou» Gavroche »
Un retour sur l’épidémie de 1626, extrait du journal d’un greffier, illustré d’attestation de déplacement… -
Enfer et contre tout
On peut, dix ans après une rencontre, n’avoir qu’un seul désir : tuer l’autre. Mais on peut aussi déguster des babas au rhum en séchant les cours ou aimer coincer sa bulle en ignorant les malheurs du monde.
Qu’importe, on choisit toujours son assassin !
En dix intrigues, entre polar et roman d’amour, la narratrice nous amène à douter. De quoi au juste ? De nous, de l’autre, du temps qui passe. Et puis quoi encore ?