-
Pardon madame
C’est un roman grave, cruel, sorte d’élégie de la détresse. La montée d’un climat inquiétant révèle des personnages victimes d’un destin où se côtoient folie et haine, surgies souvent d’un amour malheureux ou pitoyable. « Comme si leur âme avait désespéré de respirer », dit un théologien, ami de l’auteur. Epopée du mystère, de la dissimulation, l’histoire, se forgeant dans les circonvolutions du temps, finira par s’éclaircir avec logique.
-
Le retour de l’abbé Fournier
Nantes, avril 2005. Gaétan Fournier, qui vient de défroquer, est de retour dans la ville où il a entamé son sacerdoce. Après quinze ans d’absence, l’ancien vicaire de Saint-Pasquier veut retrouver cette paroissienne dont le souvenir n’a cessé de l’obséder : Marie-Laure d’Estran. Le brillant abbé, originaire de Vendée, et cette grande bourgeoise racée, se sont secrètement aimés, sans jamais fauter. Jusqu’au moment où la séparation totale s’est imposée à eux. Si l’abbé Fournier s’est résolu, la mort dans l’âme, à partir exercer son ministère sous d’autres cieux, Marie-Laure d’Estran, compromise dans une sombre histoire de mœurs, a été contrainte de » s’exiler » à Paris. À dire vrai, son grand-père l’a chassée de l’affaire familiale, un gros cabinet immobilier dont elle assurait la gérance. Quinze ans plus tard, un beau soir de septembre 2005, Marie-Laure d’Estran et Gaétan Fournier, forçant le destin, vont à nouveau se rencontrer. Alors, pour eux, tout va devenir possible… Au-delà de la passion amoureuse, et du thème de la religion, Jean-Pierre Raison aborde dans ce roman à la fois vif et profond, des sujets sensibles comme l’urbanisme et l’immobilier. Il dresse aussi un singulier portrait culturel et social de la ville de Nantes.
-
Bénédicte, le rêve brisé
Ce roman conte l’histoire d’une jeune femme courageuse, d’humble naissance et qui, par amour et grâce à sa persévérance, réussit une ascension sociale exemplaire. Elle sera victime d’un tragique accident au moment où elle touche au but. Ce récit est également un hymne à la nature, à la faune et à la flore sauvage de la région sarthoise.
-
Petite histoire subjective et romancée de la pêche à la truite en France
Je sais… Vous ne trouvez pas ça très malin les souvenirs d’un pêcheur, d’un chasseur de poissons, d’un qu’on pourrait comparer à un arpenteur du dimanche, un de ces obsolètes moyenâgeux qui s’amusent, les pieds dans l’eau, à suivre une mouche au gré du courant. Mais, je vous convaincrai, je le sais, si je vous dis ma nostalgie d’un pays maintenant disparu et pas plus désagréable que celui qu’on connaît aujourd’hui.
-
Bois Hourdy
Au moment du carême, dans un bourg de Picardie marqué par un rituel au Moyen-Age, les habitants portent masques et déguisement. Ramené en grande pompe de la forêt voisine, un chêne est brûlé sur l aplace principale. Est célébré le feu purificateur, ainsi en a-t-il toujours été, en tous lieux. Mais la tradition est paralysée par l’Occupation. L’uniforme allemand remplace tristement l’habit du Commandant de légende. Mais quels êtres trouvent-on autour de ce bois Hourdy ? Julien, cordonier qui s’est réfugié dans les vêtements de l’autres sexe. Jean, le petit-fils de ce dernier, s’attardant sans fin sur les visages. Le jeune abbé Haumont, quand il débarque de son Anjou natal, a déjà reçu en plein coeur l’aveu de péchés qu’il n’aurait seulement pas imaginés. Léa, qui porte insidieusement sa beauté du sud… Venus d’horizons différents, les nombreux personnages de ce roman sont réunis dans une sorte de cavalcade burlesque et grave. Ils semblent parfois arrachés à un monde déchiré, comme si une lumière nouvelle les mettait hors d’atteinte et hors du temps, leur offrant une innocence retrouvée.
-