-
Quelques accords sur le piano des jours
Plus qu’un journal intime, c’est une vision du monde, de son monde, que nous offre ici Nicole Dupuis. D’une plume belle et délicate, elle nous livre en vers ou en prose son quotidien, ses réflexions, son âme. L’accompagner au fil des pages à travers souvenirs, instantanés, parcours de vie, est suivre le parcours d’une femme de notre époque, avec ses questionnements, ses incertitudes et ses ressentis.
Le poète et écrivain Christian Bobin n’a pu qu’encenser ce livre : Merveilleux le temps que je viens de passer à vous lire, Nicole Dupuis. J’ai vu la petite fille qui traverse le temps avec vous, et qui est vous… J’ai entendu ce que vous êtes seule à entendre, le bruit sans bruit de l’invisible… Le meilleur de la vie se passe en silence. L’éternité se cache dans la vie simple et lente. Dieu, s’il y a un Dieu, n’a pas plus que deux de tension. -
N°5 – Octave MIRBEAU essais et actualités – 2024
Plus d’un siècle après sa disparition, commémorée partout dans le monde en 2017, Octave Mirbeau, l’auteur de Sébastien Roch, de Dingo et du Journal d’une femme de chambre, est plus que jamais d’actualité, au moment où se déchaînent la barbarie des guerres et le terrorisme des fanatiques, illustrant tragiquement l’inhumanité de l’espèce humaine. Intellectuel engagé, libertaire, dreyfusard, combattant de la laïcité, écologiste avant la lettre, chantre attitré de Monet, de Rodin, de Van Gogh et de Camille Claudel, Octave Mirbeau n’a cessé de se battre pour des valeurs éthiques et esthétiques, la Vérité, la Justice et la Beauté. Avec la seule arme de sa plume, il a dénoncé sans relâche toutes les formes d’oppression, d’exploitation et d’aliénation. Il est, par excellence, le grand démystificateur, celui qui tente d’ouvrir les yeux des « aveugles volontaires » face à « l’horreur d’être un homme ».
-
Femmes de ma mémoire – Sortez de l’ombre…
Il est dans une vie des personnes qui marquent notre chemin, que ce soit par un conseil, une rencontre, un geste, un soutien, un sourire…
De ces personnes qui l’ont marquée, Régine Albert, écrivaine et herbretaise de toujours, a souhaité sortir de l’ombre 40 femmes dont elle nous offre ici les portraits.
Elle nous propose ainsi des biographies personnelles, où chaque femme, célèbre ou inconnue, retrouve sa place dans l’histoire des Herbiers, cette ville qui a vu grandir et s’épanouir l’auteure.
C’est ainsi que nous retrouvons au fil des pages, la remmailleuse de bas ; la modiste, professions aujourd’hui disparues ; la conteuse de l’émission « radio au pays » ; l’ouvrière de l’usine de chaussures ; l’infirmière candidate au Conseil Départemental… -
Sous l’uniforme noir des Khmers rouges
En conflit avec le régime pro-américain du général Lon Nol parvenu au pouvoir au Cambodge dès 1970, Kho Vani, pharmacienne cambodgienne formée en France, rejoint le maquis khmer rouge en avril 1971 en compagnie de son mari Chorn Hay et d’un certain nombre d’intellectuels. Tenue au silence et au secret, elle survit et accouche seule en pleine forêt tropicale.
La victoire des Khmers rouges de 1975 occasionne son retour à Phnom Penh, évacuée de ses millions d’habitants. Le régime marxiste agraire et l’Angkar (son armée secrète) règnent par les sévices, tortures, séances d’autocritique, désinformations et délations.
Quand les Vietnamiens envahissent le Cambodge en décembre 1978, elle fuit avec son fi ls vers la Thaïlande pour essayer de rejoindre l’Europe mais est rattrapée par le destin qui l’emporte à Pékin puis à Paris, enfin en Corée du Nord.
« Nous ne sommes que des fétus de paille emportés par le vent » aime-t-elle dire. -
Petit chat avait un jardin
Mais qu’est-ce qui m’arrive ? Je m’sens tout flagada…
Titi n’est pas un chat à mémère, ça non ! Et puis, il fait ce qu’il veut, quand il veut. Mais lorsqu’une extrême fatigue le prend, il ne peut plus rien faire de ses journées et tente d’appeler à l’aide. Papa, Maman et Lucie comprennent que quelque chose cloche… -
Après l’incendie
Dans un monde où il ne sera bientôt plus possible d’enfanter, le parcours croisé de deux individus se profile.
Celui du chercheur qui, le premier, a mis en évidence le dépeuplement sans avoir été entendu et va connaître une descente aux enfers.
Celui d’un inconnu qui, dans le futur, chemine à travers une France désertique à la recherche d’un alter ego. -
Délits d’encre n°40
« Grognard » Archives – Témoignage – Relique
Rappel de la violence dans l’Histoire (De Gaulle – Ibarruri – Mitterrand)
« Gribouille » Littérature – Découverte – Florilège
Poésie de la semaine sanglante par Jean-Baptiste Clément
« Gavroche » Essai – Critique – Pensée
Théorie de la violence par Friedrich Engels -
Ma liberté de parole
« Je dis ce que je pense. Je l’ai fait toute ma vie, et ça fait avancer les choses ! » Le franc-parler de Mylène Canevet convainc ou agace. Abrupt, mais sincère, il donne toujours à réfléchir.
Son enfance a forgé la personnalité de Mylène. Sa naissance, déjà, n’est pas la bienvenue et la petite fille puis l’ado seront ballottées d’une famille, d’une ville, d’un pensionnat ou d’une école à l’autre. « Souvent, j’en ai bavé, mais je ne regrette rien », résume-t-elle. Son entrée dans l’âge adulte l’amène à découvrir l’indépendance, la Jeunesse ouvrière chrétienne (JOC), la CFDT, les grandes amitiés… et son mari – 50 ans que Jean-Yves et elle se sont épousés. Lancée à plein régime dans l’univers associatif et l’éducation populaire, Mylène incarnera pendant de longues années l’association « Vivre Ensemble » à Trélazé. Elle va y accompagner un nombre incroyable de femmes puis de jeunes. Ce sera, simultanément, l’engagement politique, via le Parti socialiste.
Cet ouvrage fut écrit avec la complicité d’Yves DURAND, ancien journaliste du Courrier de l’Ouest et de RCF Anjou. Également ex-chroniqueur à La Croix, il est membre de l’Académie des Sciences, Belles Lettres et Art d’Angers (49).