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Monnaies féodales d’Anjou du Xème au XIVème siècle
Si la richesse historique et économique de l’Anjou dans le royaume de France a déjà été abordée dans de nombreux ouvrages et autres recherches, l’étude des monnaies féodales dites d’Anjou n’avait encore jamais fait l’objet d’un livre. C’est maintenant chose faite.
La monnaie est un moyen pour chaque comte de mettre en valeur son image par des références que l’auteur nous expose ici, ainsi qu’un outil économique. La propagation des monnaies
d’Anjou principalement sur l’Ouest de la France, mais aussi vers le Sud, prouve l’influence de cette région dans le royaume. -
Le maquis de la Ferté Vidame
2 Février 1944. Il est 22 heures devant le château de Tardais occupé par les SS lorsque deux jeunes Bretons, réfractaires au Service du Travail obligatoire (STO), tentent de faire du stop pour regagner la ferme familiale des Loquets gérée par Alain Le Noc.
Ils rentrent de Bretagne où ils se sont cachés plusieurs mois. Une voiture arrive de Senonches et s’arrête. Les jeunes se parlent en breton pour ne pas attirer l’attention et le couvre-feu va débuter, il faut se dépêcher. On les balance dans l’étang et on prend la voiture, annonce Joseph à son cousin. Mais dans la voiture, une voix répond en breton : Fais pas le couillon Joseph, c’est ton père qui te parle.
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Au bagne de Nouvelle-Calédonie
Politique du grand débarras : la Troisième République de Thiers condamne à perpétuité les contestataires de la Commune de Paris. Près de 5000 communards sont expédiés au bagne de Nouvelle-Calédonie. Les déportés politiques, en attente – certains pendant 10 ans – d’une improbable amnistie, ont connu les châtiments les plus indignes, le désespoir et la faim.
Et Louise Michel, dans » l’enfer du bagne » ? Etonnante, comme toujours, une force de la nature, ouverte à l’inconnu, et révoltée de voir ses » frères » canaques et arabes, victimes de la colonisation pénale.
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Gérard Barbin, mineur aux ardoisières de la Pouéze
L’Ardoise est sans doute l’une des richesses économiques les plus connues de l’Anjou. Dès l’Ancien régime on recense de nombreux sites ardoisiers, dont la qualité, la légéreté, l’étanchéité permettent son exportation à travers l’Europe. En 1900, il reste en Anjou douze ardoisières exploitées, qui fermeront peu à peu au cours du siècle.
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Les années trente en Touraine
Qui n’a pas rêvé de découvrir la vie de son village cent ans auparavant ? Revenir sur les pas de nos ancêtres, pousser les portes des commerces et métiers oubliés, le nom d’un Maire ou d’un Curé de l’entre-deux guerres. Avec cet ouvrage l’auteur l’a rendu possible.
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Catastrophes et cataclysmes dans l’île de Noirmoutier depuis le IIIe siécle
Plaisancier averti, observateur passionné du monde et de la mer en particulier, l’idée originale d’un répertoire des tempêtes survenues localement au cours des âges prit forme il y a une quinzaine d’années. Enrichi au gré de nombreuses lectures et d’essais de documents, ce qui n’était qu’une distraction passagère devint la monographie et l’essai présentés dans cet ouvrage.
Cette réalisation s’est affirmée comme un devoir à remplir, comme une nécessaire contribution parce qu’il est, plus que jamais, impérieux de faire face à la réalité du changement climatique, en particulier dans l’ile de Noirmoutier, qui va continuer à subir la montée des eaux, inéluctablement.
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Paris Humilié – 1940-1941 –
Les images de Paris en 1940-1941 sont trompeuses. Plusieurs photographes ont été sélectionnés par les autorités d’occupation afin de présenter une ville apaisée et calme. Hors cette » accréditation » il est interdit de prendre des photos à l’extérieur des habitations… Et d’ailleurs, le matériel nécessaire à la prise de vue est strictement contrôlé par la Propaganda Abteilung directement rattachée à Joseph Goebbels. Les photographies de ce livre ont été prises clandestinement par un inconnu, disparu et probablement déporté en 1941. Elles ont été sauvées par son amie qui a rédigé, sur-le-champ, des commentaires politiques au dos de chacune d’elles en indiquant lieu, date et heure de la prise de vue.
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Les fusillés de Belle-Beille
Entre le 21 février 1942 et le 7 juin 1944, 46 résistants furent fusillés au champ de tir de Belle-Beille à Angers. Le plus jeune avait 19 ans, le plus âgé 67. Ils étaient étudiants, instituteurs, ouvriers, cultivateurs. Leur point commun : le refus du joug nazi et de la dictature de Vichy. Cet engagement, ils le payèrent de leur vie.
Trois élèves du lycée Saint-Martin d’Angers ont décidé, dans le cadre du Concours National de la Résistance et de la Déportation, de rechercher derrière les noms des fusillés, leurs vies, leurs parcours, leurs engagements qui se sont arrêtés au champ de tir de Belle-Beille.
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Le destin tumultueux d’Isabelle d’Angoulême
Isabelle d’Angoulème est un personnage attachant.
Héritière d’un domaine en Charente, à la veille d’épouser le comte de Lusignan qu’elle aimait, elle fut brusquement conduite vers une autre voie difficile. Cette descendante d’un roi de France, devenue reine d’Angleterre, sut tenir tête et partager le destin inattendu qui lui était offert.
Au lecteur de découvrir cette femme combative, en proie aux vicissitudes d’une époque troublée de notre histoire.
Les touristes, qui s’émerveillent devant l’abbaye de Fontevraud et contemplent les quatre gisants qui y reposent, pourront mieux comprendre avec cet ouvrage pourquoi cette reine, souvent oubliée, a mérité sa place auprès d’Aliénor d’Aquitaine en ce lieu mythique de notre pays.
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Le mystère Gilles de Rais
Le sire de Rais incarne tellement l’abomination criminelle que son existence a purement et simplement été gommée de l’histoire de France. Pourtant, il a bien existé et sans lui le secours providentiel de Jeanne d’Arc n’aurait probablement pas eu lieu, avec pour conséquence la conquête du trône de France par les Anglais.
Les psychanalystes qui se sont penchés sur la personnalité de Gilles de Rais ont conclu qu’il était un pervers narcissique. Considérer ce trouble de la personnalité narcissique apporte un éclairage singulier sur ce personnage aussi fascinant que mystérieux et permet de revisiter une page sombre de l’histoire de France, au temps de la Guerre de Cent Ans qui l’a vu naître.
Aussi surprenant que cela puisse paraître, c’est cette perversité qui a permis l’attachement pourtant improbable entre le sire de Rais et Jeanne la Pucelle dont il a été le compagnon d’armes. En effet, tout les opposait, sauf peut-être une certaine conception de la foi omniprésente et particulièrement ardente à l’époque. Gilles avait un besoin vital de pureté, Jeanne l’incarnait et la revendiquait. Elle lui a permis de vivre une exaltation, il a contribué à l’accomplissement de sa mission au secours de la France.
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Mulsanne – Parcours pour mémoire
Le camp de Mulsanne, dans la Sarthe, est révélateur de l’évolution des contextes historiques entre 1939 et 1948. Il a été utilisé à différents usages par les Anglais, les Allemands et les Français. Les aménagements du camp, dont l’empreinte historique est décelable encore de nos jours sur le site, dans les archives et dans la Mémoire collective, sont au cœur de ce devoir de mémoire et de transmission.
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Dire Auschwitz
Notre survie était provisoire. Notre extermination était planifiée, programmée. Nous avions la certitude d’être des témoins gênants (Henri Borlant).
Le témoin est celui qui sait pour avoir vu. Henri Borlant a fait de son regard, non pas un métier, mais une activité dont l’essence fut la promesse faite à ceux qui ne sont pas revenus : Tu leur diras. Henri Borlant est un homme de parole. Il tient parole.
Mais comment dire ? Avec quels mots ? des mots qu’il faut savoir adapter à des auditoires différents.
Les mots d’Henri Borlant renferment des vies.
Témoigner c’est enquêter sur les mots.
Evoquer la Shoah c’est d’abord renoncer aux synonymes.