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Le Roman achevé
« Je suivais une route lisse, foulais la plage abandonnée. La plage, mon premier désert. Dans le fond de mon ége, la neige couvre de flocons-silence les pages de l’enfantine solitude.
Aujourd’hui me voici aux portes de l’absence. Lorsque je me retourne, l’enfant qui me suivait ne parle plus dans l’ombre, et fragile s’éloigne, silhouette menue emportée par le temps »
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Même au rang d’homme
Avant de répondre à cette abyssale interrogation, lisez Méme au rang d’homme, pour partie auréolé de la même distinction du Prix de Poésie Paul Fort en 2008, où l’humour, cette « politesse du désespoir », côtoie la nostalgie et la gravité.
Alors, routine ?
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A Capella pour oreille d’âne
Cette suite poétique est prenante en ce qu’elle dispense un itinéraire de vie, le nôtre aussi sans doute. D’abord une fantaisie ensoleillée, où des images insolites et heureuses surgissent. Une musique insistante dit celle des paysages pacifiés-non-apaisés, une nature enchantée et vertigineuse, où l’océan offre, comme une leçon, l’attente éternelle de ses ammonites vivantes. Mais cette lucidité matérialiste doit dépasser ses propres angoisses, jusqu’au « dernier sursaut », car bientôt les « cambrures » de la jeunesse, que répètent les courbes calligraphiées par un ami arabe, font place à « l’échine droite » de l’adulte, aux traces déposées de ses combats, à la fureur des causes justes. L’approfondissement s’accomplit : la fugacité d’écrire dans l’objectivité grave a réussi à capter un imaginaire foisonnant au départ, et à l’unifier.
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Regard nomade, petit guide pour voyages contemplatifs
Quelques poèmes inspirés de monuments, paysages, rencontres, atmosphères La poésie de Camille Ganne donne envie de voyager.
Ce petit guide contemplatif vous conduira sur les des portes du Sahara au marché du Pacifique, en passant par New-York, Corfou, Jaipur ou Nouméa…
Un recueil à mettre entre toutes les mains…
voyageur en rêve ou voyageur au long cours -
Chat-pitreries
Comment ça : « C’est n’importe quoi ? »
La langue française est tellement riche de possibilités
que je ne peux m’empêcher d’en explorer tous les azimuts, bismuths et Belzébuth. C’est le but.De plus, si la lecture des textes du présent recueil s’avère trop riche, vous pouvez vous consoler avec les savoureux dessins de ma complice Michèle Robein. C’est déjà mieux que bien, non ?
Roland Marx
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Vu d’ici
Extrait du poème Vu d’ici
VU D’ICI
J’avais des souvenirs de nefs végétales, aux voutes gigantesques, obscures et froides, parcourues d’odeurs tièdes de résine et d’humus
de parois de grés rose supportant quelque ruine médiévale
de lacs encaissés et noirs, mystérieux, sous une averse d’orage
de vallons, de collines, de rondeurs, moutonnant dans la brume éfaufilée :
Le contrepoint dominical et vosgien d’une enfance alsacienne.J’ai pris racine dans les écarts de la Vallée de la Haute-Meurthe, scrutant au jour le jour un coin de terre lorraine :
Les échos sempiternels des travaux forestiers, dans la fumée et les relents de branches calcinées
Les usines muettes dans les vallées en déshérenceLes jours momifiés par l’intarissable entrelacs de la neige
La torpeur, angoissante et séculaire, de hameaux échoués au tréfonds d’une combe, où germent les romans de Pierre Pelot
Le parfum des framboises et des brimbelles à l’entour des chaumes
Les arcades des rues de Remiremont. Des aubes de givre
Le pas magistral d’un cerf, traversant le sous-bois
Les hôtels délabrés de cités thermales en perdition
Les vestiges de Grand. Le Théâtre du Peuple, à Bussang
Des troupeaux, des automnes, des torrents, le silence
L’aile dessillé d’un lac, au rimmel de jonquilles, sous le ciel glacial et bleu d’un matin de Pâques
Des randonneurs, des bûcherons, des skieurs, des chasseurs
Le regard fraternel et les toiles de Robert George
La pluie. Des souvenirs de guerre. La Tour de la Liberté é Saint-Dié-des-Vosges
Les fermes abandonnées aux griffes des broussaillesLe sourire épanoui de Jacques Géhin. Et la pluie …
Des bois mitraillés, des statues de Jeanne d’Arc, des hauts-fers
La flambée de l’été sur les fougères et les sapins
Les rues d’Épinal, les touristes, les amis. Les gens …
La voix de Gérard Delon, colportant mes poèmes
Fontenoy-le-Château, icône des Vosges profondes … -
Des sourires et des larmes
Univers en noir et blanc, voilé de gris, ourlé de nuit, univers qui souvent cédera la place aux couleurs tant aimées par le poéte (Andalousie, Le chant de tes couleurs…). Mélancolie parfois. Douceur, tendresse constantes pour les siens, pour ses amis é qui ces poémes sont destinés. Tendresse qui s’étend é tant d’inconnus.
Une talentueuse écriture maintenant bien connue des amis du Petit Pavé.
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Les Murmures du Flot
Cinquième recueil de cet auteur ayant pour thème l’eau.
Un hymne à la vie… -
Nos amis les animaux
L’auteur nous entraine à la rencontre d’animaux de divers horizons
qu’il nous présente simplement comme des amis. Témoins d’une faune riche et diverse, ce sont en même temps des personnages qui jouent chacun un rôle.Extrait :
MES AMIS ET LES ANIMAUX
Mes amis des Mauges
Ont une passion pour les animauxFanfan qui garde encore un cœur d’enfant
Aime surtout beaucoup les éléphantsEt Renaud d’entre nous le plus costaud
Prétend n’admirer rien que les chameauxLa belle et redoutable Alexandra
Est plutôt attirée par les boasLe petit Albert
Peuple souvent ses rêves de panthèresLa très grande et généreuses Patou
Elle a plaisir é voir des kangourousMes pittoresques amis du Poitou
Préfèrent eux les vilains rats d’égoutIls n’ont pas du tout
Peur des sangliers ni même des loupsLe gai Nicolas
Avoue son faible pour les koalasMais moi toujours je cherche une souris
Verte qui courait après un chat gris -
Le dragon chanceux
Poémes en franéais d’une jeune poéte japonaise qui ne vit ni n’étudie en France. Cependant son théme de prédilection est l’actualité de la société franéaise: les quartiers populaires, les SDF, la gare de l’Est…
Le premier poéme du recueil :
Le dragon chanceux
A la péche aux thons, é la péche aux thons
Vers la mer du sud, dans la brise du sud,
Un bateau de péche est sorti
D’un petit port japonaisSur la mer du sud, sous la Croix du sud,
Les marins jetaient le filet,
Attendant le banc de thons,
Révant au bain chez euxJuste é ce moment, brusquement,
Dans le ciel est apparu
Un champignon atomique
Immense et blanc, inachevé et plein,
Ensuite doucement l’une aprés l’autre
Les cendres mortes tombaient sur le bateauDragon chanceux, Dragon chanceux,
C’est le nom du bateau
Dragon chanceux, Dragon chanceux,
Les cris des marinsIls ignoraient tout
A 80 miles d’ici de ce qui s’est passé,
Méme les fleurs micronésiennes
Méme l’avenir de la vie. -
Diaphane
Diaphane offre au lecteur les lumières d’une recherche intérieure, une course dans la vie.
On y découvre des joies mais aussi des peurs silencieuses que le poète affronte en jonglant avec les mots. Une progression délicate au travers de nuits lourdes, d’aurores fraîches pour se terminer au zénith de moments heureux.
Trois étapes peintes comme des toiles nostalgiques où les mots
sont des taches de couleurs plaquées sur sa mémoire. -
Amours, délices et orgues
Le quatrième recueil de Daniel Etoc est dédié à toutes les femmes.
Un hymne à l’amour…Prix de poésie de Tours