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Vision du visage
Dans ce diptyque poétique, composé de Roses Prophétesses et de Vision du Visage, le chemin de la quête, avec ses oiseaux et ses roses, semble annoncer un bonheur à venir. Et ce sera finalement le visage éternel de la défunte qui sera trouvé par-delà la mort.
Elisabeth Launay-Dolet a reconnu dans les oeuvres d’une artiste, peintre et scénographe, cette même quête du visage. Par une étrange coïncidence, Nathalie Rothkoff avait fait le portrait de sa grand-mère, polonaise elle aussi et disparue dans la Shoah. C’est une dizaine d’encres que lui a inspirées ce recueil, dont quelques-unes sont reproduites dans l’ouvrage.
« J’entends chanter des résonances d’Apollinaire, de Saint-John Perse, même de Baudelaire, dans les beaux poèmes des Roses Prophétesses (émouvante offrande à vos génitrices ballottées par un rude destin) et de Vision du Visage, qui me font aussi penser, dans le domaine philosophique, au sens du visage chez Lévinas et dans la pensée juive… »
Claude Hagège
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Drôles de saisons… Humaines
avec sensibilité à fleur de vent, bouleversements des saisons aux quatre coins du monde, aux quatre coins des ondes, la poésie pour guide.
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Bestiaire loufoque
Les deux auteurs, Roland Marx et Fernand Grosjean, s’obstinant à nier la paternité des élucubrations présentées ici, il nous a paru salutaire de les désigner à la vndicte populaire, darwinienne et vaticane, pour le moins…
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Entre Autres
Au terme d’une large sélection via internet, à travers une diversité de styles, caractériustique d’un recueil collectif, du classique au slam, en passant par le haïku et le rimiau d’Anjou, le lecteur sera frappé de constater la multitude des facettes de l’Autre ; et la singularité du handicap n’y fait pas défaut.
Enfin, fidèle à sa démarche, qui ambitionne de montrer par la parole et le spectacle une poésie vivante et accessible à tous, le groupe a voulu joindre au présent recueil un enregistrement CD d’un certain nombre de poèmes accompagnés de musique, comme il l’avait fait pour son tout premier recueil.
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Nouvelles lunes, précédé de Chaosmoses
Onirisme, envoûtement, érotisme…
Catherine Andrieu appartient à la race nervalienne des poètes grâce auxquels « le songe s’épanche dans la vie réelle » – irrépressiblement, par coulées, par à-coups.
Sa poésie nous introduit, avec une violence qui lui est propre tout en touchant l’universel de l’inconscient collectif, dans un monde de fantasmagories, où l’être se fait insaisissable, l’identité multiple, et indécise. Dans ce théâtre où l’esprit devient jeu de miroirs, la récurrence est le grand ordonnateur, une récurrence qui n’est pas répétition du même, mais modification de perspective. Le principe de réalité vole en éclats, comme un obstacle méprisable. Avec une générosité sauvage, l’auteur tend à son lecteur un pacte d’irréalité et de vérité.
J. H. -
Fenêtre sur plumes
Au-delà de la cadrature des textes en prose, des vers rimés ou libres, se dégage tantôt une atmosphère pesante de suspense et de mort imminente tantôt une impression de légèreté malgré la fragilité de la vie. Mais toujours demeure en chacun des auteurs la joie de révéler une part de son univers, de partager avec l’autre des mots.
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au delta des paumes
Plusieurs années de silence ont conduit son écriture à un dépouillement rigoureux à l’instar des maîtres chinois auxquels il voue admiration. La problématique de l’écriture et ses mécanismes, la solitude de l’acte créatif, une réflexion sur la place de l’homme dans l’univers sont ses thèmes de préoccupations quotidiens qu’il exprime dans un style souvent coloré d’évocations marines.
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Femmes
Etienne Tritt, poète et rêveur, nous offre des peintures fragiles, des instants étonnés en guise de partage. Femmes est son troisième livre publié aux Editions du Petit Pavé. Il s’évertue à ne pas s’enfermer dans un style, il explore sans cesse d’autres horizons. Après sa poésie dans Diaphane, sa nouvelle Un Américain à Bourgueil, ce sont des soliloques qu’il nous propose dans cet ouvrage. Sa magie transforme les mots en couleur et son porteplume en pinceau.
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Rais de soleil dans l’hiver
Beaucoup d’humanité chez cet enfant des hommes, malade des hommes les nouveaux barbares : poète-témoin, lucide dans un monde dominé par le Mal, mais aussi et surtout donateur d’amour, « le cœur ouvert comme une auberge de Cadou », offrant à son lecteur une provision de douceur et de tendresse. Le dialogue avec les frères en poésie (poètes, chanteurs-compositeurs, interprètes, artistes…) rappelle que Jean-Noël Guéno est un acteur important de la vie culturelle du Grand Ouest, et souligne cette vérité essentielle : « seule demeure / la lumière du regard / échangé dans la nuit d’encre ».
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La volupté littéraire du Tabac
Le tabac, être pour ou être contre ne doit pas nous empêcher d’accéder à la connaissance de notre littérature, de notre culture. Les écrivains, les poètes, ont toujours écrit, sauf peut-être de nos jours, en raison de la période moraliste et puritaine que nous vivons, sur ou par l’herbe qui fume et enfume. Comment notre société a-t-elle pu passer de la lutte antitabac à la lutte anti-fumeurs ? N’est-il pas aussi grave de retirer la pipe du portrait d’un acteur, de censurer le poème d’un fumeur, que d’aimer la clope qui les a fait rêver d’un monde sans censeur ? Ce florilège de presque cinq siècles de littérature donnera l’occasion aux lecteurs de prendre connaissance du tabac en littérature, de nos poètes les plus connus (Rimbaud, Apollinaire, Mallarmé…) ou méconnus (Ponchon, Saint-Amand, Mabille …) à l’écrivain oublié Pierre Louÿs, auteur du conte « Une volupté nouvelle », publié dans ce florilège.
Photos couverture et intérieur : Elena Badea
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Dans le bois des absents
Cueille tes fondations ténébreuses, Soleil !
descends en toi selon l’aumône de tes lampes
et allonge tes rites aux couleurs du temps,
époux des flammes lasses,
et des heures éteintes,
pour savourer
ton immobile joie !***
Artificieux miroirs !
Et pourquoi pas les ailes, l’espoir et la Joie ?
L’éventail du destin t’a frappé au visage,
et les mains au moment du départ s’amenuisent !
Des leçons de gémissement,
qu’as-tu donc retenu, « toi qui sais gémir ?»Jean HOURLIER, loin de prôner un retour (illusoire) au passé ou de céder é un modernisme de convention, ne tend é rien d’autre que de donner au verbe poétique toute sa force. Dans les poèmes qui composent Dans le bois des absents, le pouvoir des images est indissociable de l’intrication des contraires et du jeu incessant des forces antagoniques. Lumière et ombre, présence et absence, nuit et jour, angoisse et « alliance de sang et de joie », vie et mort.
La volonté affirmée par l’auteur de tailler son poème é même l’obscur, d’aiguiser le verbe afin de privilégier une parole anguleuse et tranchante, a pour effet inattendu de faire jaillir parfois au plus sombre du texte la vibration secrète d’un matin, la pulsation d’un temps devenu habitable.Extrait de la Préface de Michel PASSELERGUE