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La Traversée aveugle
Entre l’opaque et le transparent la traversée aveugle
Les murs muets
Les chambres vides
Les impasses oé tu te fourvoies
Bras ouverts* * *
Lueurs errantes, reflets perdus
De cette boue jaune, le cloaque
Oé tu marches chaussé d’argile
Terrestre jusqu’au boutRoger GONNET, poéte et peintre, a toujours été attiré par la lumiére, la verticalité, l’idéalé mais n’a jamais cessé de s’interroger sur la difficulté de vivre pour une conscience d’homme, n’a jamais détourné les yeux de la réalité du destin humain. Témoin des traces laissées dans la décoloration de l’obscur, il est attentif é ce qui apparaét fugitivement sous l’éclair, et qui donne sens au parcours.
La Traversée aveugle nous parle, avec la secréte mélancolie d’un souffle économe et maétrisé, de notre chemin de vie, é tous et é chacun. Ce recueil, tout entier tendu entre lucidité et dignité, sensible é é l’élan déchiré é que traduit l’image juste, nous offre une poésie existentielle, méditative et humaine, qui sait s’affirmer avec force sans jamais forcer la voix. -
Le Pardon à la nuit
Rive de nuit la grande falaise trie l’espace. Ni les os ni la chair ni les regards qui flottent drapeaux à l’extérieur Juste ce bruit contre le marbre les gens infusent Georges Rose a déjà publié plus d’une vingtaine d’ouvrages (poésie, récits, essais, ethnologie) et obtenu notamment le Prix Louise Labé, le Prix François Villon et le Prix de la ville d’Angers. En couverture, « Il Perdono » (Le pardon), une peinture d’André Jomelli.
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Le Roman achevé
« Je suivais une route lisse, foulais la plage abandonnée. La plage, mon premier désert. Dans le fond de mon ége, la neige couvre de flocons-silence les pages de l’enfantine solitude.
Aujourd’hui me voici aux portes de l’absence. Lorsque je me retourne, l’enfant qui me suivait ne parle plus dans l’ombre, et fragile s’éloigne, silhouette menue emportée par le temps »
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Capture de l’invisible
Presse-toi de nommer rien n’attend mais tout persiste dans l’immobilité des pierres *** Elle est là maintenant la parole à vivre dans le rythme et sous les pas Au fil des heures nos yeux fixent les voiles de l’aurore révélant l’éphémère Katty VERNY-DUGELAY est l’auteur d’une dizaine de recueils ; présente dans plusieurs anthologies, active dans diverses Associations de poésie, elle est engagée dans des mouvements humanitaires. Languedocienne de naissance, elle a grandi « sous la houle des vignes et des oliviers » ; son histoire personnelle a aiguisé sa sensibilité pour la musique, pour la peinture, ainsi que pour l’art du Japon. Sa poésie fait entendre « la pulsion du poème arrachée au frisson des choses » ; elle trace ce chemin fragile et précieux sur lequel « nous avançons avec nos chants incertains ».
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Sur un autre versant
Sur un autre versant poèmes et nouvelles des Amis du Petit Pavé De la quête de l’autre aux péripéties d’un maître chien, de l’humour à la tristesse profonde, les textes de ce recueil figent l’instant, l’éternisent parfois, ils nous parlent de la fragilité du monde, de sa diversité en tentant de sauver de l’oubli tout ce qui fonde nos singularités.
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La Chambre impondérable
Quelle flèche exaspère la nuit dans ton cœur ?…
Cœur navré, transpercé d’étoiles si glacées
Qu’elles ont su clouer l’espace salvateur
Dans tes yeux las, semés de peurs inconsolées !* * *
Quel souffle te soulève encore, âme meurtrie ?…
Quand passe sur le soir, sur la vie affaiblie,
Sur ces frêles vaisseaux de fine verrerie,
L’intime appel des îles de mélancolie…Jean Hourlier se veut poète, essentiellement poète. Les influences majeures qu’il revendique sont celles de Mallarmé et de Valéry. Il pense que à l’incantation est œuvre de décantation, mais aussi que les élaborations lucides de la conscience ne seraient rien sans les déliaisons éblouissantes de l’inconscient. Il estime que la poésie vise l’arrière-sens. Il constate que les époques basses ne souffrent pas le haut langage. Il est convaincu que à la poésie n’est pas hors de la poésie, mais dans le cœur serré du Poème. Sa poésie est à la recherche d’une forme impeccable, susceptible d’agir comme un excitant psychique…
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Même au rang d’homme
Avant de répondre à cette abyssale interrogation, lisez Méme au rang d’homme, pour partie auréolé de la même distinction du Prix de Poésie Paul Fort en 2008, où l’humour, cette « politesse du désespoir », côtoie la nostalgie et la gravité.
Alors, routine ?
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A Capella pour oreille d’âne
Cette suite poétique est prenante en ce qu’elle dispense un itinéraire de vie, le nôtre aussi sans doute. D’abord une fantaisie ensoleillée, où des images insolites et heureuses surgissent. Une musique insistante dit celle des paysages pacifiés-non-apaisés, une nature enchantée et vertigineuse, où l’océan offre, comme une leçon, l’attente éternelle de ses ammonites vivantes. Mais cette lucidité matérialiste doit dépasser ses propres angoisses, jusqu’au « dernier sursaut », car bientôt les « cambrures » de la jeunesse, que répètent les courbes calligraphiées par un ami arabe, font place à « l’échine droite » de l’adulte, aux traces déposées de ses combats, à la fureur des causes justes. L’approfondissement s’accomplit : la fugacité d’écrire dans l’objectivité grave a réussi à capter un imaginaire foisonnant au départ, et à l’unifier.
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Corps éphémère
Telle la pierre
évidée par le tempsaccueille simplement le monde
comme une part de toi-mêmeNe cherche pas au-delà
Si tu laisses au rivage
la peur
les amarres qui te retiennentil n’est plus d’obstacle
et l’horizon te granditSans masque
tu adhères à la vie -
Regard nomade, petit guide pour voyages contemplatifs
Quelques poèmes inspirés de monuments, paysages, rencontres, atmosphères La poésie de Camille Ganne donne envie de voyager.
Ce petit guide contemplatif vous conduira sur les des portes du Sahara au marché du Pacifique, en passant par New-York, Corfou, Jaipur ou Nouméa…
Un recueil à mettre entre toutes les mains…
voyageur en rêve ou voyageur au long cours -
Insaisissable – suivi de Désir de mon désert
Je ne suis qu’une ombre parmi les ombres et vous cherchez la Lumière.
Cette Lumière vous la trouverez au plus profond de vous-même, en cette irrécusable part de l’être qui prend sa source en la pureté même de l’Origine et va se perdre, en ce temps même, é travers et par-delà les aléas de la durée, en cela qui secrètement déjà, en dehors de nous comme en nous-mêmes aussi, s’éternise.M. C.
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Chat-pitreries
Comment ça : « C’est n’importe quoi ? »
La langue française est tellement riche de possibilités
que je ne peux m’empêcher d’en explorer tous les azimuts, bismuths et Belzébuth. C’est le but.De plus, si la lecture des textes du présent recueil s’avère trop riche, vous pouvez vous consoler avec les savoureux dessins de ma complice Michèle Robein. C’est déjà mieux que bien, non ?
Roland Marx